Le Château des étoiles : l'aventure continue !

Porté par un succès public toujours plus affirmé, Le Château des étoiles poursuit sa course dans l'éther, destination la planète rouge : Mars ! Interview d'Alex Alice.

Dans ce nouvel épisode du Château des étoiles, tout se met en place pour un envol vers Mars. D’où vient cet élan et de quel imaginaire procède-t-il ?

Alex Alice : S’agissant d’un récit de conquête de l’espace ancré dans le XIXe siècle, Mars était l’étape suivante la plus logique. Dès cette époque, on a su discerner, avec les instruments scientifiques d’alors, la surface de cette planète. C’est d’ailleurs à partir de là qu’on s’est mis à beaucoup parler des fameux « canaux » martiens : les astronomes Italiens Secchi et Schiaparelli ont ouvert la voie, suivis par l’Américain Percival Lowell. L’hypothèse a été abandonnée assez rapidement, mais la « folie martienne », elle, est restée, notamment grâce à la contribution d’écrivains célèbres comme Wells ou Burroughs.

La convergence est troublante entre cette histoire martienne et l’actuel regain d’intérêt pour les vols habités vers Mars…

A. A : Oui, c’est surprenant, surtout quand on se rappelle ce qu’était le contexte lorsque j’ai commencé Le Château… En 2009, les Américains venaient juste de renoncer à la navette spatiale et la réalité de la conquête était assez déprimante. Retrouver une forme d’enthousiasme pour cette conquête a été, indirectement, l’une des motivations qui sont à l’origine du Château des étoiles.

 

« Les parents peuvent partager cette histoire
avec leurs enfants. C’est très rassurant. »

 

Ce troisième tome de la série vous permet aussi d’explorer un thème inattendu : l’impérialisme prussien à la conquête de l’espace…

A. A : Je n’ai presque rien inventé. On l’a un peu oublié aujourd’hui, mais il y a eu, au tout début du XXe siècle, une production française de science-fiction assez riche, où l’on retrouve par exemple un roman intitulé Les Allemands sur Vénus. L’auteur imagine que l’Allemagne envahit la planète Vénus, couverte de jungle – à l’évidence une transposition de l’Afrique de l’époque –, avant qu’une conférence internationale ne modère ses ardeurs conquérantes. L’écrivain s’appelait André Mas et le livre est sorti… début 1914.

D’après ce que vous connaissez de vos lecteurs, qui sont-ils et pourquoi vous lisent-ils ?

A. A : Ce qui me réjouit le plus, c’est de constater, dans les séances de dédicaces, que le public vient en famille : les parents peuvent partager cette histoire avec leurs enfants. C’est très rassurant.


Le Château des étoiles T3 : Les chevaliers de Mars, Alex Alice, 26 avril 2017, 14 euros, 56 pages.