Calpurnia, le choix d'un destin

Officiellement, elle s’appelle Calpurnia Virginia Tate. Mais tous ceux qui la connaissent, l’appellent Callie V. Enfin, presque tous, à l’exception notable de son grand-père savant, personnage à la fois fantasque et un peu austère, qui passe le plus clair de son temps dans une cabane au fond du jardin qu’il appelle son « laboratoire ». À 11 ans, Calpurnia en a toujours eu un peu peur. Jusqu’à ce que se noue, entre le grand-père et sa petite-fille, une relation privilégiée, construite autour du goût de la science et de la fascination pour la nature. 
 
« La science, […] pourrait bien être, aussi, un chemin vers l’émancipation et la liberté… »
 
À l’instigation de ce bon-papa érudit et passionnant, au fil de l'été 1899, Callie V. / Calpurnia va peu à peu affiner son attrait pour l’observation et laisser s’épanouir son sens de la rigueur scientifique. Pourquoi y a-t-il des sauterelles vertes et d’autres jaunes ? Comment égaler la beauté d’un nid de colibri ? Elle sera naturaliste, c’est dit !
 
Mais il n’est pas si simple de laisser s’épanouir ainsi son élan pour la curiosité scientifique, lorsqu’on est une très jeune fille à l’aube du XXe siècle, au sein d’une famille certes ouverte d’esprit, mais néanmoins attachée aux valeurs traditionnelles de l’Amérique blanche. On atten–drait d’elle, bien davantage, qu’elle s’intéresse à des disciplines « fémi–nines » comme la couture, la cuisine ou le savoir-vivre. Peu à peu, Calpurnia commence à entrevoir que la science, au-delà de tout ce qu’elle dévoile de passionnant, pourrait bien être, aussi, un chemin vers l’émancipation et la liberté…
 
S’emparant du roman de l’Américaine Jacqueline Kelly paru à l’école des loisirs et couronné par le Prix Sorcières en 2014, Daphné Collignon livre une adaptation dessinée lumi–neuse et enjouée.